Daniel Grataloup

Pour une nouvelle architecture

Grataloup phot
Maison d’Anières

Daniel Grataloup a participé au n°8 d’Habitat. Voici le texte qui a été publié.

L’ARCHITECTURE ne doit plus être l’expression d’une satisfaction intellectuelle traduite en termes rigoureux de géométrie ou de symétrie.

Les technologies nous permettent aujourd’hui de créer dans l’espace n’importe quelle forme architecturale, pourquoi ne pas profiter de cette immense liberté recherchée depuis si longtemps ?

Notre conception de l’architecture sculpture autoportante, à base de formes libres, repose sur l’étude des gestes et des mouvements qui doivent conditionner les dispositions de tous les éléments mobiliers et mécaniques de l’habitat incorporés dans une architecture intégrée au site choisi.

De toutes les études de mouvements, l’évidence montre que la souplesse requise par les gestes et les circulations n’est traduisible que par la courbe, c’est-à-dire par des lignes souples, plus ou moins tendues et non par des cercles, arcs de cercles et autres portions géométriques à priori.

Cette grande souplesse de formes organiques permet l’articulation de tous les volumes sur n’importe quel terrain en facilitant la circulation de l’air, la répartition de la lumière etc.. Tout en demeurant autoportants et anti-sismiques.

L’enveloppe architecturale est continue, réalisée dans un matériau unique, il n’y a donc aucune rupture entre les murs extérieurs, la toiture, les encadrements des portes et fenêtres, les bassins recueillant les eaux pluviales, les cheminées, les auvents etc.. chaque forme est l’expression d’une fonction liée au tout.

La nouvelle grammaire architecturale qui en résulte crée un nouveau langage, un nouveau registre de formes dont la variété est infinie. C’est retrouver l’ambiance formelle des origines de la vie, l’enveloppe protectrice, souple, évolutive.

Sur le plan pratique : les parois sont constituées par des treillis métalliques ligaturés entre eux, qui comprennent en cas de besoin quelques fers de raidissement.

Sur l’ensemble de ces treillis, les éléments du second oeuvre viennent s’agrafer (tuyauteries, gaines électriques, etc.). Le chauffage peut être également incorporé sous formes de résistances.

Une fois l’armature ainsi préparée, on procède à un jeux de projections successives de chacun des matériaux composant la construction à savoir : le béton, l’isolation thermique, peinture étanche extérieure, peinture intérieure.

Concernant les portes et les fenêtres, nous n’utilisons aucune huisserie.

La réalisation de telles architectures est très rapide et économique.

En conclusion : ces nouvelles conceptions et technologies nous délivrent du carcan de l’architecture traditionnelle parallélépipédique en nous sortant de l’impasse dans laquelle l’habitude nous avait conduits. Nous offrons enfin des possibilités nouvelles et infinies pour traduire de nouveaux espaces, de nouveaux volumes, visant à plus d’efficacité, d’économie, de confort, d’intégration, de beauté et de plénitude d’être.

C’est l’architecture de l’homme libre d’aujourd’hui. C’est la plus grande promesse architecturale de tous les temps.

Daniel   Grataloup

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* Daniel Grataloup, architecte et urbaniste est le concepteur de plusieurs habitations en voile de béton.

 

Une réflexion au sujet de « Daniel Grataloup »

  1. Convaincus ,j’ai acheté un terrain a
    bouzedjar , pour réaliser grandeur nature des maquettes de projets conçus par : Daniel GRATALOUP Dr. En Architecture-Urbaniste. Et je reste toujours très content .en reconnaissance , je remercie beaucoup Mon maitre Daniel GRATALOUP pour ses efforts à continuer de m’apprendre à construire ses oeuvres ,reconnues mondialement.

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